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Apprendre les uns des autres… ou en autonomie

Apprendre à L’Archipel, ça se passe comment ?

Nous souhaitons permettre à chaque jeune de devenir réellement maître de ses apprentissages.

“Je peux assister à des ateliers proposés par des adultes ou des jeunes. Les ateliers ont lieu dans une salle de réunion, dans la salle d’art, le labo de sciences, ou même dans la bibliothèque. On y retrouve des jeunes de tous les âges.”

Il n’y a pas de « classes » à proprement parler, mais des espaces thématiques disponibles (salle d’art, labo de sciences, bibliothèque, ateliers, salle informatique, cuisine, etc…) dans lesquels des activités sont proposées, par des adultes comme par des jeunes désireux de partager une passion ou une compétence.
Les jeunes sont mélangés sans tenir compte de leurs âges, se regroupant par affinité autour d’un projet commun. La difficulté est adaptée au groupe.

“Je peux apprendre les matières scolaires traditionnelles, mais aussi la cuisine, la soudure, ou le chinois… n’importe quoi qui m’intéresse en fait. C’est moi qui décide. “

Une proposition pédagogique vaste et variée est disponible. Elle s’adapte aux besoins et aux demandes des jeunes et met sur un pied d’égalité savoirs, savoir-faire, et savoir-être.
Les jeunes sont libres de choisir à tout moment quoi apprendre de manière formelle, soit en suivant un cours proposé, soit de manière autonome.

“Si je veux consacrer beaucoup de temps à ma passion, c’est possible. Même si en ce moment, ce que j’aime le plus c’est discuter ou jouer.”

Nous accordons également une grande importance aux apprentissages informels, et nous considérons que les activités extérieures, les jeux divers, les discussions et l’oisiveté apparente font partie de la maturation intérieure du jeune.
Il y a pour chaque jeune la possibilité de créer des « clubs » (voir en fin de page).

“Avec l’aide d’un adulte qui est mon référent, je réfléchis à mon avenir. Je peux prendre le temps d’expérimenter et de tester différents métiers en faisant des stages. Je peux même créer ma petite entreprise.
Et puis si j’ai envie, quand je me sens prêt-e, je peux décider de préparer et de passer des examens ou de faire des dossiers pour accéder aux études qui m’intéressent.”

Chaque jeune est soutenu par un-e adulte référent-e tout au long de sa présence à L’Archipel. Ce dernier suit ses apprentissages, l’aide à s’organiser et à s’orienter.
Ainsi, chaque jeune construit son propre parcours « à la carte ».
Les jeunes peuvent mettre en place au sein de l’école une micro-économie visant à financer leurs projets.
Il est également possible à tout moment de s’immerger dans le monde réel (sorties organisées par les jeunes, stages en entreprises ou en associations), de mettre en place un bi-cursus (alternance pratique d’une activité ou formation in situ et temps de présence à l’Archipel).

Les diplômes ne sont pas une fin en soi, mais une étape possible dans une stratégie professionnelle : si un jeune souhaite passer son brevet (par exemple pour se familiariser avec les examens) ou son bac, nous l’accompagnerons et l’aiderons à se structurer pour y parvenir.
Mais, ce doit être clair, ce souhait doit émaner du jeune et non pas des seuls parents : nous respecterons la volonté de nos jeunes citoyens et privilégierons toujours leur projet.

Une journée type au collège de L’Archipel ?

“A L’Archipel, il y a autant de journées différentes que de citoyens, jeunes ou adultes.”

Un emploi du temps qui change tous les deux mois…

Déjà, l’idée est de proposer un emploi du temps par période (entre chaque vacances scolaires).

Dans deux ou trois ans (le temps d’avoir assez de jeunes pour s’emparer de toutes ces propositions !), nous envisageons qu’un de ces emplois du temps ressemble à ça :

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En attendant, nous prendrons soin d’offrir une grande variété de propositions dans tous ces domaines, même si il y en aura moins simultanément.

… mais des cours facultatifs !

Mais en réalité, cet emploi du temps est celui des adultes, et nous ne pouvons garantir que tous ces “cours” trouveront des “élèves” : les jeunes peuvent en effet choisir de n’assister à aucun et de s’occuper – se cultiver – par eux-mêmes.

La longue expérience d’écoles comme Summerhill (100 ans tout de même !) ou Sudbury Valley School (plus de 50 ans) montre que les jeunes, même s’ils peuvent passer un certain temps à jouer ou à buller, sont en définitive très conscients des enjeux de société. Soit ils apprennent par eux mêmes les informations et savoirs nécessaires pour y fonctionner, soit ils développent un savoir-faire unique dans un domaine particulier, soit ils assistent finalement aux différents cours avec assiduité, tout cela pouvant se combiner dans le temps sur une certaine durée.

Apprendre et coopérer, c’est naturel, instinctif, joyeux. Si le jeune est dans l’opposition permanente ou dans la résistance face aux apprentissages, c’est qu’il a besoin de régler d’autres problématiques personnelles.

Des apprentissages formels… et informels

“En fait, quoi qu’on fasse, on apprend. “

En réalité, la majeure partie des apprentissages des jeunes se font à notre insu, parce qu’ils lisent un livre, visitent un site web, font une expérience, ou discutent avec un autre citoyen, jeune ou adulte.

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C’est en effet ce qu’il se passe pour tout le monde, tout le temps, pendant toute la vie. Pourquoi en serait-il autrement pour les jeunes, qui ont en plus une soif inextinguible de découvrir et comprendre le monde et les humains qui le peuplent ?

Créer son propre club

Les clubs sont organisés de manière à répondre à des besoins liés à une pratique ou une passion. Ils sont créés en Assemblée citoyenne sur proposition d’au moins deux jeunes citoyens : clubs échecs, pêche, chorale, reportage, théâtre, naturaliste, colombophiles… Il n’y a pas de limites en nombre et en thèmes.
Si nécessaire et sur demande de ses membres, un budget peut être alloué au club par l’Assemblée citoyenne.